Le plateau et le pic de Bure, l’autre monde du Dévoluy
Nous y sommes montés deux fois cet été — fin juin quand les névés s’accrochent encore aux pentes, puis à la mi-août sous la lumière sèche de l’été. Deux ambiances, un même choc : là-haut, le Dévoluy devient un paysage minéral qui ne ressemble à rien d’autre dans le massif.

| Sorties | 20 juin et 15 août 2026 (même itinéraire) |
| Ambiance | Haute montagne calcaire, pierriers et névés tardifs |
| Pour qui | Marcheurs — longue montée, terrain caillouteux |
Un plateau lunaire au-dessus des vallées
Passé les derniers alpages, le sentier bascule dans un univers de cailloux clairs et de crêtes grises. Fin juin, des langues de neige barrent encore les pentes ; à la mi-août, tout est sec, blanc et brûlant sous le soleil. Dans les deux cas, on marche dans un décor presque lunaire.
Du haut, le panorama est immense : les vallées cultivées tout en bas, les crêtes du Dévoluy en premier plan, et par temps clair les massifs voisins à perte de vue. C’est la sortie qui donne la vraie mesure du massif.
Le plateau abrite aussi une véritable singularité du Dévoluy : l’observatoire NOEMA de l’IRAM, l’un des radiotélescopes millimétriques les plus puissants de l’hémisphère nord. Ses douze antennes géantes, posées à 2 500 m au milieu des pierriers, écoutent la naissance des étoiles et des galaxies — un décor de science-fiction en plein cœur du massif.
Et bonne nouvelle : l’observatoire se visite. Des visites de médiation scientifique sont organisées certains vendredis matin de mai à octobre, dès 6 ans, avec montée en téléphérique depuis la gare de l’Enclus — sur réservation, les places sont limitées. Une sortie parfaite pour les curieux de ciel, petits et grands.
Nos conseils
C’est une sortie de marcheurs : longue montée, terrain caillouteux, aucun point d’eau et pratiquement pas d’ombre. Beaucoup d’eau, de bonnes chaussures et un départ matinal sont indispensables.
En début d’été, des névés peuvent subsister sur le haut — prudence dans les traversées. La récompense est à la hauteur de l’effort.
En images — juin puis août
Envie d’y être ?
Le Dévoluy se découvre depuis le chalet, du plateau aux sommets.
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